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    • WED 19 APR History
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      L’Historique du Ball-trap
       Un Sport unique

      « Les tireurs sportifs n’ont pas le désir de dépasser les autres mais simplement de se dépasser eux-mêmes car, de l’école de tir aux jeux olympiques, le tir est avant tout un état d’esprit qui s’acquiert avec l’apprentissage de la concentration et de la maîtrise de soi, la remise en question permanent de son effort, la lucidité, la simplicité de faire face à ses échecs et le courage d’y remédier… »

      Notre sport préféré est à la fois moderne et traditionnelModerne car il utilise une technologie de grande précision pour fabriquer des machines de plus en plus performantes, traditionnel car l’esprit qui anime le ball-trap est vieux comme le monde.

      La première mention d’un tir aux pigeons (Trapshooting) semble dater de 1793, dans un magazine anglais (Sporting Magazine).

      A la fin des années 1880 jusqu’au début de la Première Guerre Mondiale, le tir au faisan et à la groule en Angleterre bénéficiait d’une grande popularité.

      Par ailleurs, c’est entre 1883 et 1887, que la première cible en argile, un disque plat, fit sa première apparition. Le pigeon d’argile comme on l’appela, fut alors introduit et le résultat direct est la naissance et le développement des cibles SPORTING.

      Sous les règnes de Victoria et d’Edouard VII, les parties de chasse étaient légendaires, ainsi que le nombre d’oiseaux tués. L’aptitude à bien tirer était une condition préalable (tout comme le statut social) pour obtenir une invitation des hauts lieux. Par conséquent, grâce aux pigeons d’argile il fut possible pour la première fois de mettre au point un entraînement et un enseignement.

      C’est en 1812 dans la banlieue de Londres que naquit le premier club de tir aux pigeons : il avait pour nom « Old Hats Tavern », ces vieux chapeaux servaient de boîtes pour lancer des pigeons. C’est de là que débuta réellement ce sport.

      En 1850 l’on commença à voir des rencontres de chasseurs qui tiraient des boules de verre lancées à la main.

      En 1877, un américain, Adam Bogardus invente la première catapulte pour lancer ces fameuses boules de verre lors de spectacles de tir d’adresse. Les spectacles les plus connus à l’époque, furent sans conteste ceux du très fameux William Frederick Cody, plus connu sous le nom de Buffalo Bill ». Son spectacle « Buffalo Bill’s wild West » fit fureur dans le monde entier.

      Les écoles de tir à Londres furent immédiatement capables de tirer partie de la demande et installèrent des lanceurs et des tours simulant le vol de gibiers à plumes. Inévitablement, ceci conjugué à la variété des cibles, mena à l’introduction d’une nouvelle discipline avec ses propres règles. On la baptisa SPORTING, et le premier championnat britannique de « Open Sporting » se tint à Londres en 1927.

      Le Parcours de Chasse s’est bien sûr considérablement développé depuis. C’est de loin la discipline de tir aux pigeons la plus populaire d’Angleterre, ayant connu son véritable essor ces 10 dernières années. Auparavant, elle restait dans l’ombre du Ball Trap.

      Aux USA, Cincinnati disposait en 1831 d’une fosse olympique. Une association inter-États de Trap Shooting («The Interstate Trap Shooting Association») est créée en 1890, qui organisera cette pratique et en formalisera les règlements aux États-Unis.

      À la fin du XIXe siècle, alors que l’utilisation des oiseaux vivants est jugée honteuse ou peu éthique par le public, les oiseaux vivants sont peu à peu remplacés par le tir sur des cibles mouvantes mais artificielles, et la législation interdit le tir d’entraînement sur oiseaux vivants. Plusieurs variantes de boules de verre lancées en l’air, parfois remplies de plumes ont été essayées. En 1880, un oiseau d’argile est utilisé.. Après quelques changements il est devenu le plateau encore utilisé de nos jours. En juin 1900, à Cincinnati, 74 candidats participent à la première session du «Grand American Handicap Trap Shoot».

      Concernant les règles, le ball-trap, tel qu’il est aujourd’hui pratiqué (sur des «pigeons» simulés par des plateaux d’argile) aurait été inventé ou préfiguré dans les années 1920, dans le Massachusetts à Glen Rock Kennels, dans la ville d’Andover par un américain (Charles Davies) passionné de chasse à la perdrix. Il avait alors dénommé cette activité «Shooting ‘Round the Clock’» (littéralement tir à partir du tour de l’horloge, ou «Clock Shooting» (littéralement Tir à l’horloge).

      Le parcours original se présentait comme un cercle de rayon de 25 yards, dont la circonférence était dessinée comme une horloge avec une cible présentée à la position «12 heures».

      Sur ce site, la pratique du tir à partir de toutes les directions ont dû cesser pour des raisons de voisinage (un élevage de poulets s’était installé contre la propriété de C. Davies). Le jeu a ensuite évolué jusqu’à ses configurations actuelles, à partir de 1923, lorsque l’un des amateurs de «Clock Shooting», William Foster Harnden, a proposé de positionner une seconde cible à la position 6 heures et de donner au terrain la forme d’un demi-cercle. Foster était un illustrateur, notamment connu du monde de la chasse pour avoir illustré un ouvrage intitulé New England Grouse Shooting. Il travaillait aussi à promouvoir les produits de l’armurier Parker2.

      Il semble avoir vite senti le potentiel commercial de cette nouvelle activité en termes de vente de fusils et cartouches. Il a encouragé l’intérêt suscité par ce nouveau type de compétition. Il l’a notamment promu via le journal National Sportsman and Hunting and Fishing magazines dont il était rédacteur en chef.

      Le jeu a été élogieusement présenté dans le numéro 3 de février 1926 de la revue, avec une illustration de couverture présentant un tireur devant une borne numérotée au-dessus d’un bandeau «Complete game laws in this issue» (Règlement complet de ce jeu dans ce numéro).

      Un prix de 100 dollars a été offert à celui qui trouverait un nouveau nom pour cette activité. Le mot gagnant a été «skeet», proposé par une certaine Gertrude Hurlbutt, de Dayton (Montana). Ce mot «skeet» a été présenté comme dérivant du mot scandinave «skyte» qui signifie «tirer». De nouveaux fusils dits skeet guns ont été produit pour cette pratique, notamment par Parker.

      En 1922 une scission se manifeste dans l’association inter-État et une autre association d’amateurs de tir au pigeon se crée en 1923 ; l’ATA («Amateur Trapshooting Association»), basée à Vandalia dans l’Ohio, où se tient encore son grand tournoi annuel Grand American Handicap (5 000 tireurs en 1996).

      Lors de la Seconde Guerre mondiale, le tir aux pigeons d’argile s’est fait largement fait connaître des américains et de soldats d’autres pays, en servant — dans plusieurs corps d’armée — de moyen d’entraînement des soldats au tir sur cible mobile, et aussi parfois de détente pour les officiers lors de leur temps de repos. De nombreux habitués du tir au pigeon se sont à cette époque fait embaucher comme instructeurs.

      Après l’armistice, une association nationale de Skeet Shooting a rapidement été créée (en décembre 1946), nommée National Skeet Shooting Association (NSSA), substantiellement financée au départ par la National Rifle Association4. Un championnat national de tir a été repris à Indianapolis dès 1946. Le siège de la NSSA est maintenant basé à San Antonio, au Texas, où des concours nationaux et locaux sont encore organisées.

      En France
      Le 15 mars 1967, l’Union des Sociétés de Tir a fusionné avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse, en créant une nouvelle Fédération Française de Tir, jusqu’au 15 juillet 1985, où à la suite d’une scission, une Fédération Française de ball-trap est créée, pour la défense et le suivi des disciplines Ball Trap (d’abord non-olympiques puis olympiques comprises).

      Pierre de Coubertin (qui a sept fois acquis le titre de Champion de France au pistolet) avait imposé la pratique du tir aux premiers jeux Olympiques il y a plus d’un siècle (en 1896), ce qui a permis au ball-trap de s’imposer comme une discipline incontournable.

      C’est en France qu’est née une véritable révolution : un créateur génial invente le premier lanceur à la main, le « Hand Trap » en 1927. Cet homme n’est autre qu’Emile LAPORTE. Son invention inonde le marché mondial du tir aux plateaux.

      Maintenant 90 % des tireurs de pigeons d’argile ont opté pour le Sporting. C’est une discipline où tout le monde peut trouver son compte. Cela peut être un simple amusement, un test d’aptitude lorsqu’il s’agit par exemple de passer les épreuves pratiques du permis de chasse ou une compétition.

      Gardons à l’esprit qu’il n’est pas nécessaire d’atteindre un score fantastique pour en tirer une satisfaction personnelle. Comme la chasse, c’est une discipline très variée et très imprévisible.

      Elle attire tous les âges et les deux sexes. Pas étonnant que ce sport se développe de plus en plus !

      (Source : www.tessysurvire.fr
       Un Sport unique

      « Les tireurs sportifs n’ont pas le désir de dépasser les autres mais simplement de se dépasser eux-mêmes car, de l’école de tir aux jeux olympiques, le tir est avant tout un état d’esprit qui s’acquiert avec l’apprentissage de la concentration et de la maîtrise de soi, la remise en question permanent de son effort, la lucidité, la simplicité de faire face à ses échecs et le courage d’y remédier… »

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